Marées, courants et niveaux d'eau
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Observatoire du Saint-Laurent

 

 

Les marées et courants
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Marées, courants et niveaux d'eau Service Hydrographique du Canada

informations générales

PHÉNOMÈNES PARTICULIERS

Table des matières

Les marées et courants de marée
Effets des eaux peu profondes
Généralités
Les mascarets
Les chutes réversibles
Les rides de marée (raz de courant)
Effets non liés à la marée
Les effets des courants de vents, de la pression atmosphérique (Ondes de tempête)
Seiches
Tsunamis
Gel et dégel

LES MARÉES ET COURANTS DE MARÉE

Dans une onde de marée, le mouvement horizontal (vitesse des particules d’eau) est appelé le courant de marée. En ce qui concerne le mouvement vertical, on dit que la marée est montante ou descendante, et les courants de marée sont appelés flux (courant de flot) et reflux (courant de jusant). Si la marée est une onde progressive, la direction du flux est la même que la direction de propagation de l’onde. Si la marée est une onde stationnaire, le flux se dirige vers la terre (vers l’«amont»). L’écoulement est le mouvement horizontal net de l’eau à un moment donné, quelle qu’en soit la cause. Le mot «courant» seul est souvent pris comme synonyme d’«écoulement», mais l’expression courant résiduel s’applique à la portion de l’écoulement qui n’est pas incluse dans les courants de marée. Un courant de marée est à renversement périodique s’il se déplace en va-et-vient en ligne droite, et il est tournant si le vecteur vitesse trace une ellipse. Sauf dans certains passages côtiers, la plupart des courants de marée sont tournants, bien que la forme de l’ellipse et le sens de rotation puissent varier. L’ellipse tracée par le vecteur vitesse d’un courant de marée s’appelle, l’ellipse de marée. L’étale de courant s’applique à un écoulement nul, dans un régime de marée. L’étale de marée correspond à l’intervalle de temps autour de la pleine ou de la basse mer, durant lequel il y a peu de changement dans le niveau de l’eau; ceci ne coïncide pas nécessairement avec l’étale de courant.

La marée observée ne consiste pas en une onde unique, mais en une superposition d’un grand nombre d’onde de marée de fréquences et d’amplitudes différentes, et elle ne correspondra pratiquement jamais à des modèles simples. À cause de cela, on ne peut pas s’attendre à ce que les hauteurs de pleines mers et de basses mers successives soient identiques, même lorsqu’elles se produisent le même jour. Donc les deux pleines mers et basses mers se produisant le même jour sont désignées par pleines mers supérieure et inférieure (PMS et PMI), par basses mers supérieure et inférieure (BMS et BMI). De la même façon seul le courant de marée associé à une onde de fréquence unique trace une ellipse de marée parfaite. Le courant de marée composé trace chaque jour une figure se rapprochant plus d’une double spirale, et les figures ne sont jamais identiques. Également, aucune marée n’est jamais une onde purement progressive ou purement stationnaire, ainsi l’étale de courant ne devrait pas se produire au même intervalle avant la pleine mer ou la basse mer à tous les endroits. Manuel canadien des marées

Révisé le : 2008-09-15 haut de la page